Afin d’entretenir correctement le jardin, la scarification de la pelouse est une opération utile, voire indispensable. L’objectif de ce procédé est de débarrasser le gazon des débris et des nuisibles qui l’empêchent de repousser convenablement. Et puisque les mousses constituent une grande partie du feutrage, le travail va aussi servir à supprimer ces espèces encombrantes. Sur un terrain bien scarifié, la pelouse devrait pouvoir se régénérer et se développer aisément. En effet, le nettoyage aura servi à favoriser l’hydratation des racines en permettant à l’eau de s’infiltrer en profondeur. Comme la tonte, la scarification est une tâche assez simple. Mais pour qu’elle soit effectuée dans les règles de l’art, voici quelques conseils et astuces pratiques.

Opter pour un scarificateur adapté à ses besoins

Pour bien scarifier, il est toujours important d’avoir un bon scarificateur. L’idée ici n’est pas de faire la différence entre les bons et les mauvais équipements, mais plutôt de trouver le matériel le plus adapté. De nos jours, les scarificateurs se déclinent en trois grandes catégories. La première regroupe les modèles manuels avec manche. Ces outils de type râteau sont pratiques pour entretenir les pelouses d’une superficie inférieure à 50 m². Ensuite, vous avez les scarificateurs électriques qui sont vivement recommandés pour traiter les terrains dont la surface peut aller jusqu’à 500 m². Enfin, il y a la troisième catégorie, celle des scarificateurs thermiques. Ces appareils sont surtout destinés à servir dans la scarification des pelouses dont la superficie est supérieure à 500 m².

Pratiquer la scarification au bon moment

Le principe de la scarification est d’entretenir le gazon le plus régulièrement possible sans pour autant freiner la régénération de la pelouse. Pour cela, le procédé devrait se faire au minimum deux fois par an. La première se déroulera à la fin de l’automne avant les premières gelées afin de fortifier la pelouse et la préparer avant l’arrivée de l’hiver. La seconde se fera au printemps et servira à revigorer le terrain. Pour les propriétaires qui viennent récemment de renouveler leur gazon ou d’installer une nouvelle pelouse, il est recommandé de ne recourir à la scarification que 2 à 3 ans après la rénovation. Réalisé avant cette période, le procédé risque de nuire aux jeunes plantes.

Appliquer la bonne technique

Avant de scarifier la pelouse, il est important de bien la préparer. Cette tâche est à effectuer quelques jours avant la scarification et consiste à tondre le gazon à une hauteur d’environ 2 cm. Si le terrain est trop sec, il faudra aussi songer à l’arroser afin de bien l’apprêter. On entre ensuite dans le travail de scarification proprement dit. Avant tout chose, il est crucial de régler le scarificateur à une profondeur de 2 à 4 mm. Il est à noter qu’au-delà de 4 mm, l’appareil peut atteindre les racines du gazon.

Après ce petit ajustement, on peut directement procéder à l’entretien en effectuant un passage croisé. L’objectif de cette approche est d’éliminer efficacement la couche de feutre et de mousse. Si les débris et les plantes nuisibles ont réussi à former une couche épaisse, on peut éventuellement réaliser un passage croisé supplémentaire. Après que le scarificateur ait bien fait son travail, il faudra nettoyer le terrain. Le plus simple sera alors d’utiliser un balai à gazon ou de passer la tondeuse pour se débarrasser des déchets. Il suffit ensuite de mettre les résidus dans un sac ou un bac de ramassage et de les jeter.

La scarification est aussi le moment idéal pour entretenir la pelouse et donc faire tout le nécessaire afin que le gazon puisse bien se développer. Après le passage du scarificateur électrique, on peut par exemple rouler le gazon de manière à tasser la terre et à rechausser les brins d’herbe arrachés. Si le propriétaire constate que le sol est trop acide, il peut éventuellement modifier la structure de celui-ci en utilisant de la chaux, de la dolomie ou de la cendre de cheminée. Il faut savoir que la mousse se propage très facilement sur un terrain à pH faible et qu’il est donc important d’y remédier avant que la pelouse se remette à repousser. Sur les surfaces lourdes et argileuses, le problème peut provenir d’une mauvaise aération du terrain. La solution consistera alors à améliorer le drainage et à faciliter l’écoulement de l’eau en épandant du sable sur les zones concernées.